Aux intersections du capacitisme et du linguicisme : récits d’étudiantes et d’étudiants neurodivergents de premier cycle parlant l’anglais comme langue additionnelle

Auteurs-es

  • Rosa Dene David Ph.D. Candidate, University of British Columbia

Mots-clés :

Handicap; neurodiversité; anglais comme langue additionnelle; linguicisme; capacitisme; troubles d’apprentissage; études critiques du handicap; enseignement supérieur; linguistique appliquée; bilinguisme et multilinguisme; handicap et éducation

Résumé

L’enseignement supérieur est souvent présenté comme une étape incontournable du développement personnel, l’éducation universitaire étant perçue comme une porte d’entrée vers un avenir prospère. Pourtant, le capacitisme systémique et les pratiques d’exclusion affectent profondément les expériences éducatives et les résultats d’apprentissage des étudiantes et étudiants issus de communautés historiquement marginalisées. Pour les personnes neurodivergentes inscrites au premier cycle et parlant l’anglais comme langue additionnelle, ces obstacles se trouvent amplifiés par des politiques et des pratiques institutionnelles qui renforcent des normes implicites en matière de capacités et de réussite. Les approches pédagogiques centrées sur la personne enseignante dans l’enseignement supérieur tendent à exclure les étudiantes et étudiants dont les modes de connaissance, d’apprentissage et de communication non normatifs s’écartent des standards dominants. Cette étude explore les expériences universitaires d’Adela et Imani (pseudonymes), deux personnes neurodivergentes dont l’anglais est la langue additionnelle, à partir de cinq entretiens narratifs semi-structurés. Leurs récits mettent en lumière les inégalités systémiques qui traversent l’enseignement supérieur, tout en soulignant comment les structures croisées de capacitisme, de linguicisme et de racisme façonnent leurs trajectoires académiques. En situant leurs expériences dans le paysage plus large de l’enseignement postsecondaire nord-américain, cette recherche montre comment les politiques et pratiques pédagogiques perpétuent la marginalisation et l’exclusion. Elle appelle les enseignantes et enseignants, ainsi que les institutions, à démanteler les barrières systémiques qui affectent de manière disproportionnée les étudiantes et étudiants neurodivergents dont l’anglais est la langue additionnelle, et à promouvoir des environnements d’apprentissage véritablement équitables.

Biographie de l'auteur-e

Rosa Dene David, Ph.D. Candidate, University of British Columbia

Ph.D. Candidate,

University of British Columbia

Publié-e

2025-11-26

Comment citer

David, R. D. (2025). Aux intersections du capacitisme et du linguicisme : récits d’étudiantes et d’étudiants neurodivergents de premier cycle parlant l’anglais comme langue additionnelle. Revue Canadienne d’études Sur Le Handicap, 14(3), 74–102. Consulté à l’adresse https://cjds.uwaterloo.ca/index.php/cjds/article/view/1282