Arrêtez de diagnostiquer Dark Vador avec un trouble de la personnalité limite pour enseigner la neurodivergence au premier cycle (parlez plutôt de la bipolarité de Zelda)
DOI :
https://doi.org/10.15353/cjds.v14i4.1292Mots-clés :
Star Wars, pédagogie, culture populaire, neurodivergence, Gatsby le Magnifique, bipolarité, trouble de la personnalité limite, modèle médical, études des médias, schizophrénieRésumé
Cet article examine la prolifération étonnante de l’utilisation des personnages de la franchise Star Wars (1977–2024) dans l’enseignement de la neurodivergence. Si Star Wars constitue un exemple spécifique, il permet d’illustrer un problème plus vaste au sein du milieu universitaire : l’usage non critique des médias populaires dans la pédagogie du diagnostic, entendue ici comme l’ensemble des méthodes d’enseignement visant à aider les étudiantes et étudiants à comprendre les processus de diagnostic.
Une pédagogie du diagnostic responsable doit reconnaitre le pouvoir immense que détiennent les professionnelles et professionnels de la santé sur la vie de leurs patientes et patients, éviter la déshumanisation des personnes handicapées, et intégrer les voix de celles et ceux qui vivent ces réalités. Dans ce contexte, l’utilisation de Star Wars tend à ignorer les expériences vécues des personnes handicapées, à négliger les dynamiques d’intersectionnalité, et repose fréquemment sur une interprétation erronée du texte.
L’article explore ainsi comment cette approche pédagogique reflète un modèle médical problématique, tout en faisant abstraction des fondements de la théorie des médias. À l’inverse, le cas de la bipolarité de Zelda, phénomène culturel apparu après la sortie du film Gatsby le Magnifique (2013), est analysé comme un contrexemple plus fécond. L’essai soutient que la bipolarité de Zelda réussit là où Star Wars échoue, en favorisant des discussions intersectionnelles centrées sur les rapports de pouvoir et d’oppression.
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